Cahier des charges de l'exposé oral

La communication

  • Parler plus fort, plus lentement et de façon plus articulée que dans la conversation habituelle. Veiller à adopter une diction ferme qui attaque les phrases et les termine avec netteté (sans accélérer ou baisser le ton à la fin de la phrase).
  • Varier le ton et le débit : une erreur fréquente chez les étudiants est d'adopter un ton monocorde, inaudible, et donc ennuyeux.
  • Regarder l'auditoire (ou juste au-dessus). Sourire de temps en temps. Etre affable et rassurant.
  • Bien respirer, lentement et profondément. Ne pas se hâter. Bien préparé, on sait qu'on a le temps de tout dire ce qu'on a prévu de dire.
  • Veiller à engager l'intérêt de son public en lui montrant du respect, en le regardant dans les yeux et en se montrant soi-même concerné par le sujet.
  • Faire des gestes lents, amples et variés. Les gestes de la main doivent être complices, vivants et souples ; éviter les gestes agressifs (poings fermés, doigt pointé vers l'audience). Éviter de mettre les mains dans les poches, de tripoter un stylo ou sa feuille.
  • Ne pas lire, mais toujours avoir une fiche avec soi pour éviter les pannes. Y mettre le plan et les idées principales de son exposé. Y indiquer la liste des diapositives pour se rappeler celle qui vient ensuite.
  • Se tenir droit, debout, face au public. Ne pas cacher les transparents, ne pas balancer le corps, ne pas se promener aléatoirement.
  • Montrer sur le poster ou à l'écran les dessins, les courbes, les mots-clés, etc., au moment où on parle. Faire des gestes naturels.
  • Faire des phrases courtes et précises. Ne pas hésiter à faire le point de temps à autre. Utiliser les silences pour séparer les paragraphes, souligner une idée importante, respirer, réfléchir.
  • Surveiller ses tics nerveux. Eviter de répéter les « euh », « donc », « c'est vrai que », etc. Ne pas se frotter le nez, tripoter ses vêtements, ses bijoux, ses cheveux, ranger sans arrêt ses feuilles, etc. Bien respecter le temps imparti !

Le contenu

  • Connaître et s'adapter au public.
  • Bien diviser son exposé : introduire le sujet, le découper, exposer chacune des parties et conclure.
  • Dans l'introduction, énoncer le sujet en cherchant à en montrer l'intérêt ; annoncer le plan de l'exposé (qui doit être clair, logique, progressif et adapté au sujet).
  • L'exposé doit être constitué de trois à six parties (des paragraphes) au cours desquelles on expose une seule idée simple. Chacune des parties doit être bien annoncée (par des pauses, des phrases, le support visuel, etc.).
  • Il faut expliquer tous les éléments qui interviennent dans l'exposé : mots difficiles, signes et symboles, images et graphiques, etc.
  • Pour rendre l'exposé plus vivant, ne pas hésiter à raconter de courtes anecdotes, à développer des exemples, à injecter une peu d'humour. Poser quelques questions, ménageant un léger silence avant de donner la réponse, mais ne pas en abuser. Faire des affirmations lapidaires, mais toujours les justifier ou les nuancer par la suite.
  • Dans la conclusion, rappeler la question principale posée, puis donner son avis ou choisir une autre proposition pour clore le débat. On peut finir en élargissant le sujet et en posant des questions non résolues auxquelles l'exposé conduit.

Le support visuel

  • Le support visuel peut être de plusieurs sortes : on peut utiliser le tableau pour y écrire des choses (à l'avance ou pendant qu'on parle) ; on peut y accrocher un poster ; on peut utiliser un rétroprojecteur pour projeter des transparents (préparés à l'avance) ; on peut utiliser un ordinateur et un vidéoprojecteur pour y projeter des diapositives.
  • Chacun de ces mode de présentation a des avantages et des inconvénients. Eviter d'employer deux modes différents dans la même présentation. Eviter d'utiliser le tableau si on n'est pas préparé.
  • On compte 2 à 5 minutes d'explication par transparent ou par diapositive.
  • Il faut commenter tout ce qui s'y trouve (texte, images, chiffres, graphiques, etc.).
  • Laisser une marge sur la largeur et sur la hauteur (au moins 1,5-2,5 cm).
  • Ecrire le moins possible : quelques mots-clés, idées-forces, légendes, des phrases courtes avec des lettres de 5 à 10 mm de hauteur (pour un transparent), de 20 à 32 points (pour une diapositive).
  • Privilégier l'utilisation de graphiques, schémas, courbes, dessins, etc.
  • Varier les tailles et les couleurs, mais rester sobre. Adopter un code de taille et de couleur qu'on conserve pour toute la présentation.
  • En cours de présentation, bien désigner sur l'écran ou sur le transparent les élément dont on est en train de parler.
  • Sur le premier transparent/la première diapositive, indiquer le nom de l'auteur, le titre de l'exposé, l'objectif, la date, et le plan. Tous les autres doivent avoir un titre et une légende pour les dessins et schémas. Faire un transparent séparé pour la conclusion.

 

14/06/16